1911-mouquieuxpresi

23/02/2007

La fixation de la cire sur les cadres à la portée des enfants

Tout bon apiculteur prépare, lors de la morte saison, des cadres de corps et de hausses pour la saison apicole.  Le « filage » des cadres est l’opération qui consiste à tendre un fil métallique entre les parties parallèles des cadres afin de maintenir et de renforcer la feuille de cire gaufrée.  Les cadres sont percés soit sur les côtés, soit en tête et en base par des trous de 1 mm à 1,5 mm de diamètre.  Pour ma part, je préfère les cadres qui permettent la fixation des fils verticalement car on constate, que par ce système, la cire gaufrée offre une meilleure résistance au poids des abeilles cirières qui procèdent à son étirement.  Je vous conseille également lorsque vous achetez des cadres à fixation verticale des fils, de choisir ceux qui présentent une rainure de 2mm sur la partie supérieure de leur tête et sur la partie inférieure de leur base car cela évite, lors de leur nettoyage, de couper l’armature qui tient la cire.

clou.JPGL’arrêt des deux extrémités du fil est effectué par des pointes.  Nous plaçons latéralement deux pointes «à tête plate» dans la latte supérieure qui est normalement plus large que les autres montants du cadre et nous les enfonçons à moitié.

insertion fil.JPGLe fil est passé à travers les trous, en commençant près d’une des pointes et en terminant près de l’autre.  L’extrémité libre du fil est entourée autour de la pointe qu'on bloque en l’enfonçant au marteau.  L’extrémité reliée à la bobine sort près de l’autre pointe.
Pour tendre le fil, la main droite exerce une pression sur la partie du fil attachée à la première pointe et ensuite la main gauche bloque le fil au niveau du premier trou.  La même action est répétée jusqu’au dernier trou près du deuxième clou. Quand la tension du fil est correcte, celui-ci est entouré sur la dernière pointe.  
clouage fil.JPGCette pointe est finalement entièrement enfoncée puis le fil est sectionné libérant le cadre de la bobine. 
La tension du fil doit lui permettre de vibrer comme celui d’un instrument de musique.  Cette tension est nécessaire pour son intromission, après chauffage, dans la feuille de cire gaufrée.
cadre filé

gabarit.JPGPour fixer la cire gaufrée sur ce fil, il faut, au préalable, se confectionner un gabarit avec une planche de 5 à 10 mm plus étroite et moins longue que l’intérieur du cadre.  
Pour fixer la cire gaufrée dans le cadre, vous la posez sur le gabarit, le cadre filé dessus, les pointes de fixations vers le haut.  Le cadre est suspendu sur le gabarit par le fil.  Si la feuille de cire gaufrée est plus petite que la dimension du cadre, je vous conseille alors de la placer contre la traverse inférieure du cadre.  Les abeilles bâtissant toujours vers le haut, elles construiront le petit espace laissé libre entre la cire et le montant supérieur du cadre.  Alors qu’un espace entre la cire et le montant inférieur ne serait pas construit et représenterait un point de faiblesse lorsque le cadre est soumis à la force centrifuge de l’extracteur. 

transfo.JPGUne première méthode très rapide consiste à utiliser un transformateur électrique.  Vous faites circuler le courant électrique de très basse tension fourni par le transformateur en appliquant les électrodes sur les pointes qui retiennent le fil.  Celui-ci, transformé en résistance, s’échauffe.  A 80 °C environ, le fil s’enfonce dans la feuille de cire gaufrée.  Le courant électrique ne passant plus lorsque vous retirez les électrodes, le fil se refroidit et reste inclus dans la cire qui se fige autour.

roulette.JPGUne deuxième méthode consiste à utiliser une roulette éperonnée montée sur une masse en cuivre que l’on chauffe préalablement.  J’utilise pour cette opération une bougie montée à l’intérieur d’une boîte de conserve dont le fond est percé d’un trou légèrement plus grand que la masse de cuivre de l’éperon.  L’utilisation de cette roulette éperonnée permet de diriger le fil avec ses doigts en même temps qu’on le chauffe et on peut ainsi aisément le tendre au maximum.

Récolte et enruchement d'un essaim

Récolte d'un essaim

Le matériel indispensable comprend : le vêtement de protection, l'enfumoir, une "catoire" (cloche en paille) ou une ruchette et selon l'emplacement et les circonstances: un vaporisateur rempli d'eau, de la ficelle, une grande toile, un sécateur, une scie, une échelle…

 DSC02571.JPG

Imaginons le cas idéal d'un essaim en grappe sous une branche basse d'un arbre.  A l'aplomb de l'essaim, on étale une toile pour éviter de perdre des abeilles dans les herbes.  S'il fait chaud et que de nombreuses abeilles volent autour de la grappe, il sera utile d'humidifier la grappe avec le vaporisateur afin de refroidir l'essaim et que la grappe se compacte.

 

DSC02573.JPGD'un coup sec sur la branche support, on fait tomber l'essaim dans la catoire.  

 

DSC02579.JPGOn place cette catoire (ou ruchette) sur la toile posée sur le sol en veillant à laisser une aération.  De nombreuses abeilles sortent alors de la catoire mais si la reine a été "capturée", elles y retournent massivement en "battant le rappel" autour de l'entrée.  On les voit, en effet, ventiler en relevant l'abdomen pour que leurs glandes de Nasanov émettent la phéromone de rappel.  Pendant les quelques heures nécessaires à l'entrée de l'essaim, il faut veiller à donner une aération correcte et si l'essaim est exposé au soleil, la catoire est recouverte d'un torchon humide pour empêcher un échauffement de la grappe et son éventuelle désertion.  Lorsque la reine n'accompagne pas l'essaim, les abeilles ressortiront de la catoire pour se reformer à son ancien emplacement ou non loin de là; l'opération est à recommencer.

 

Enruchement de l'essaim

La construction des rayons se trouve sous la dépendance des phéromones royales; celles-ci sont distribuées plus facilement dans un essaim car elles ne sont pas diluées par les phéromones du couvain. 

Ce dynamisme bâtisseur d'un essaim va durer pendant une vingtaine de jours durant lesquels il va bâtir de très beaux cadres en cellules d'ouvrières, il convient donc d'en profiter et de fournir des cadres de cire gaufrée à bâtir.

 

Pour accroître le rucher, l'essaim peut être valorisé en créant une nouvelle colonie.

Le soir même, il est alors mis dans une ruche contenant 2 partitions, 6 cadres de cire gaufrée et 2 cadres de couvain ouvert : 

enruchement essaim marc VDGhinste.jpg- soit en versant les abeilles sur un grand panneau de bois (couvert d'une toile) disposé devant la ruche dans le prolongement de la planche de vol.  On guide les abeilles vers le trou de vol avec de la fumée.  Dans ce cas, les cadres se trouvent déjà dans la ruche

 - soit en "tapant" l'essaim directement dans la ruche par le dessus.  Dans ce cas on place les cadres dans la ruche après y avoir fait tomber la grappe !DSC02580.JPG

 DSC02588.JPG

 

  Dès son enruchement, l'essaim est nourri immédiatement au sirop 1/1.  Le nourrissement est très important et va "fixer" l'essaim dans sa nouvelle demeure, il peut être poursuivi pendant 6 à 7 jours à raison d'un litre par jour.  Certains apiculteurs mettent un cadre de jeune couvain afin de retenir l'essaim, surtout s'il contient une reine vierge.  Un traitement contre la varroase peut être pratiqué à ce moment puisqu'il est beaucoup plus efficace sur une colonie sans couvain.

 

10:39 Écrit par Jean-Luc Strebelle dans TP : Récolte d'un essaim | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/02/2007

Nettoyage des plateaux

Le mois de février est le mois où les abeilles reprennent leurs activités et nettoient d'instinct l'intérieur de leur ruche.  Aussi, nous les aidons dans cette tâche en procédant au nettoyage et à la désinfection des plateaux.

A noter que pour ce faire, la détention de plateaux de réserve représente un très grand avantage et dans ce cas, nous procédons de la manière suivante.  Nous plaçons le plateau de rechange à côté de la ruche.  Nous désolidarisons ensuite le plateau à nettoyer au moyen du lève-cadre.  Nous soulevons alors le corps de ruche (fermé) avec ou sans son toit et nous le déposons sur le plateau propre préparé sur le côté.  Nous retirons l'ancien plateau à nettoyer et à desinfecter.  Nous replaçons finalement la ruche avec son nouveau plateau à son emplacement initial.  Nous pouvons alors aisément procéder au nettoyage et à la désinfection du plateau que nous venons de retirer.

Désinfection plateau à l'eau de javel 2.JPGUne première méthode de désinfection du plateau consiste à utiliser de l'eau de Javel diluée de manière à obtenir une concentration de 3° chlorométriques.
Aussi, la quantité d'eau à mettre dans la bassine par rapport à la quantité d'eau de Javel utilisée dépendra de sa concentration de départ (qui est notée sur l'emballage).  A noter qu' il ne faut pas avoir peur de remettre immédiatement ce plateau sous une autre ruche car les abeilles ne semblent nullement contrariées par les odeurs d'eau de Javel.

Désinfection plateau flamme 2.JPGUne autre façon de procéder à la désinfection du plateau consiste à soumettre le plateau à la flamme d'un châlumeau avant de le remettre sous une autre ruche.  Cette méthode, plus lente que la première, est tout aussi efficace mais ne produit pas d'émanations de produits chimiques.

23:52 Écrit par Jean-Luc Strebelle dans TP : Nettoyage des plateaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |