1911-mouquieuxpresi

09/05/2007

 

Préparatif rituel avant de visiter nos ruches

photo rucher école 2

15:24 Écrit par Jean-Luc Strebelle dans TP : Interventions au rucher | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 PLACEMENT DES HAUSSES AU PRINTEMPS

Les hausses servent à agrandir le volume de la ruche pour permettre à la colonie de développer son couvain tout en procédant au stockage du miel qu’elle fabrique.  Les cadres de hausses servent parfois momentanément à l’élevage mais servent finalement au stockage du miel que l’apiculteur récoltera. 

L
a détermination du moment idéal pour poser les hausses s’avère parfois délicat.  Une colonie insuffisamment développée risque de ne pas occuper la hausse placée trop tôt et l’augmentation importante du volume que cela occasionne peut entraîner un refroidissement du couvain. Inversement, une hausse placée trop tard oblige la colonie à vivre un certain temps dans un volume restreint, ce qui augmente le risque d’essaimage.  Pour estimer le moment adéquat, il faut tenir compte de la température (>18° C), de la richesse mellifère de l’environnement (à la floraison merisier) et de la force de la colonie (elle doit présenter au moins 6 cadres de couvain pour une Dadant et tous les intercadres occupés par les abeilles moins les deux de rive).  Le critère ultime de la pose des hausses est l’observation du blanchissement du dessus des cadres pour ceux qui disposent de couvre-cadres vitrés.  Si des premières constructions apparaissent au-dessus des cadres, c’est que la récolte est en route et que nous sommes déjà en retard pour poser nos hausses.  Dans ce cas, les abeilles auront déjà entreposé de nombreuses provisions dans le corps de ruche bloquant dès lors la ponte de la reine et créant la fièvre d’essaimage.  Si pour une raison quelconque, il vous est impossible de surveiller le blanchissement des cadres, il vous suffit de poser une feuille de papier journal percé de petits trous entre le corps et la hausse de ruche.  De cette façon, vous ne refroidirez par la ruche et les abeilles occuperont la hausse dès qu’elles en auront le besoin.  Le seul inconvénient de cette méthode réside dans le volume de travail que représente l’évacuation des détritus de papier journal pour les abeilles et la nécessité de bien nettoyer régulièrement les tiroirs de ses plateaux grillagés.   A noter qu’on ne place jamais deux hausses en même temps.

A chaque fois qu’on le peut, on désinfecte le matériel avant de le mettre en contact avec des abeilles.  Aussi, nous passons systématiquement les hausses de ruche à la flamme du chalumeau.  Pour être efficace le flambage doit être précédé d'un bon nettoyage par grattage.  Le bois doit être flambé jusqu'à l'obtention de la couleur dite "pain brûlé".

On procède à l’aération des cadres, quelques jours avant la pose des hausses pour permettre l’élimination d’éventuels résidus toxiques de produits utilisés pour les préserver de la fausse teigne.

Il est bon de renouveler régulièrement les cadres de hausse en introduisant chaque année 2 à 4 cadres à bâtir de manière à conserver les conditions hygiéniques optimales pour l’entreposage du miel.  Lorsqu’on introduit seulement quelques cadres à bâtir dans une hausse, il faut toujours les placer au centre et les cadres bâtis en périphérie.  Ne les placez surtout pas en alternance car, dans ce cas, les cirières agrandiraient plutôt les alvéoles des cadres bâtis bien au-delà des montant des cadres et délaisseraient les cadres de cire gaufrée.

15:01 Écrit par Jean-Luc Strebelle dans TP : Placement des hausses | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 L'usage d'une grille à reine

En pratique la reine a tendance à monter pondre rapidement dans la hausse, avant que les cadres ne soient remplis de miel.  La grille à reine agit comme un filtre qui laisse passer les ouvrières mais retient les mâles et surtout la reine.  Son emploi entre le corps et la hausse permet de contenir la reine dans le corps et de conserver ainsi la hausse totalement libre de couvain.  Sans grille, les cadres de miel contenant du couvain ne peuvent pas être récoltés.  Aussi, l’utilisation de la grille à reine est obligatoire pour les apiculteurs qui récoltent avec des petites hausses sur des petites miellées spécifiques telles que le saule.  Elle est également obligatoire lorsqu’on récolte du miel cristallisant rapidement dans les rayons comme le colza.  De même, l’emploi du chasse-abeilles requiert l’usage de la grille à reine car en présence de couvain, les nourrices ne quitteraient jamais la hausse.  L’usage de la grille à reine supprime la diffusion des loques par les cadres de hausse contaminés par le couvain malade et permet de produire un miel beaucoup plus clair qui n’a pas un arrière-goût de couvain.

L’utilisation de la grille à reine connaît de fervents partisans mais aussi des détracteurs convaincus.  Pour ceux-ci, la grille est en effet un obstacle au développement normal de la colonie.  Au-delà du fait que les ouvrières peuvent s’y abîmer les ailes et les pattes, elle est source de perturbations au niveau de l’organisation du nid.  En temps normal, le couvain est en contact permanent avec la couronne de miel (ou de pollen) et donc, même si la hausse est occupée dans un premier temps par du couvain, lorsque la miellée est longue et intense, les cellules libérées par les naissances du couvain sont immédiatement occupées par du miel et petit à petit la hausse se videra de son couvain au fur et à mesure qu’elle se remplira de miel.  Par contre, comme la colonie développe toujours son nid vers le haut, la colonie a toujours tendance à réserver des cellules vides pour le couvain au-dessus de la grille et en cas de faible miellée une discontinuité anormale apparaît entre la couronne de miel peu importante de la hausse et le couvain se trouvant dans le corps avec pour conséquence une certaine stagnation de la ponte.

De manière générale,
l
es grilles à reine nuisent à la production optimale de miel et elles sont inutiles lorsqu’on travaille avec des ruches divisibles à hausses multiples car dans ce cas, on extrait une hausse à la fois en descendant les cadres contenant du couvain dans le compartiment inférieur avant de placer le chasse-abeilles.

L’utilisation de la grille est indispensables dans certains cas et déconseillée dans d’autres cas.  Notre décision dépendra du modèle de ruche qu'on utilise (les petites hausses avec des cadres bas sont plus facilement remplies de miel que les grandes hausses avec des cadres hauts), du type de miellée sur laquelle on récolte ou encore de la race d’abeilles qu'on élève.

14:58 Écrit par Jean-Luc Strebelle dans TP : Placement des hausses | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |