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23/02/2007

Récolte et enruchement d'un essaim

Récolte d'un essaim

Le matériel indispensable comprend : le vêtement de protection, l'enfumoir, une "catoire" (cloche en paille) ou une ruchette et selon l'emplacement et les circonstances: un vaporisateur rempli d'eau, de la ficelle, une grande toile, un sécateur, une scie, une échelle…

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Imaginons le cas idéal d'un essaim en grappe sous une branche basse d'un arbre.  A l'aplomb de l'essaim, on étale une toile pour éviter de perdre des abeilles dans les herbes.  S'il fait chaud et que de nombreuses abeilles volent autour de la grappe, il sera utile d'humidifier la grappe avec le vaporisateur afin de refroidir l'essaim et que la grappe se compacte.

 

DSC02573.JPGD'un coup sec sur la branche support, on fait tomber l'essaim dans la catoire.  

 

DSC02579.JPGOn place cette catoire (ou ruchette) sur la toile posée sur le sol en veillant à laisser une aération.  De nombreuses abeilles sortent alors de la catoire mais si la reine a été "capturée", elles y retournent massivement en "battant le rappel" autour de l'entrée.  On les voit, en effet, ventiler en relevant l'abdomen pour que leurs glandes de Nasanov émettent la phéromone de rappel.  Pendant les quelques heures nécessaires à l'entrée de l'essaim, il faut veiller à donner une aération correcte et si l'essaim est exposé au soleil, la catoire est recouverte d'un torchon humide pour empêcher un échauffement de la grappe et son éventuelle désertion.  Lorsque la reine n'accompagne pas l'essaim, les abeilles ressortiront de la catoire pour se reformer à son ancien emplacement ou non loin de là; l'opération est à recommencer.

 

Enruchement de l'essaim

La construction des rayons se trouve sous la dépendance des phéromones royales; celles-ci sont distribuées plus facilement dans un essaim car elles ne sont pas diluées par les phéromones du couvain. 

Ce dynamisme bâtisseur d'un essaim va durer pendant une vingtaine de jours durant lesquels il va bâtir de très beaux cadres en cellules d'ouvrières, il convient donc d'en profiter et de fournir des cadres de cire gaufrée à bâtir.

 

Pour accroître le rucher, l'essaim peut être valorisé en créant une nouvelle colonie.

Le soir même, il est alors mis dans une ruche contenant 2 partitions, 6 cadres de cire gaufrée et 2 cadres de couvain ouvert : 

enruchement essaim marc VDGhinste.jpg- soit en versant les abeilles sur un grand panneau de bois (couvert d'une toile) disposé devant la ruche dans le prolongement de la planche de vol.  On guide les abeilles vers le trou de vol avec de la fumée.  Dans ce cas, les cadres se trouvent déjà dans la ruche

 - soit en "tapant" l'essaim directement dans la ruche par le dessus.  Dans ce cas on place les cadres dans la ruche après y avoir fait tomber la grappe !DSC02580.JPG

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  Dès son enruchement, l'essaim est nourri immédiatement au sirop 1/1.  Le nourrissement est très important et va "fixer" l'essaim dans sa nouvelle demeure, il peut être poursuivi pendant 6 à 7 jours à raison d'un litre par jour.  Certains apiculteurs mettent un cadre de jeune couvain afin de retenir l'essaim, surtout s'il contient une reine vierge.  Un traitement contre la varroase peut être pratiqué à ce moment puisqu'il est beaucoup plus efficace sur une colonie sans couvain.

 

10:39 Écrit par Jean-Luc Strebelle dans TP : Récolte d'un essaim | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/02/2007

Nettoyage des plateaux

Le mois de février est le mois où les abeilles reprennent leurs activités et nettoient d'instinct l'intérieur de leur ruche.  Aussi, nous les aidons dans cette tâche en procédant au nettoyage et à la désinfection des plateaux.

A noter que pour ce faire, la détention de plateaux de réserve représente un très grand avantage et dans ce cas, nous procédons de la manière suivante.  Nous plaçons le plateau de rechange à côté de la ruche.  Nous désolidarisons ensuite le plateau à nettoyer au moyen du lève-cadre.  Nous soulevons alors le corps de ruche (fermé) avec ou sans son toit et nous le déposons sur le plateau propre préparé sur le côté.  Nous retirons l'ancien plateau à nettoyer et à desinfecter.  Nous replaçons finalement la ruche avec son nouveau plateau à son emplacement initial.  Nous pouvons alors aisément procéder au nettoyage et à la désinfection du plateau que nous venons de retirer.

Désinfection plateau à l'eau de javel 2.JPGUne première méthode de désinfection du plateau consiste à utiliser de l'eau de Javel diluée de manière à obtenir une concentration de 3° chlorométriques.
Aussi, la quantité d'eau à mettre dans la bassine par rapport à la quantité d'eau de Javel utilisée dépendra de sa concentration de départ (qui est notée sur l'emballage).  A noter qu' il ne faut pas avoir peur de remettre immédiatement ce plateau sous une autre ruche car les abeilles ne semblent nullement contrariées par les odeurs d'eau de Javel.

Désinfection plateau flamme 2.JPGUne autre façon de procéder à la désinfection du plateau consiste à soumettre le plateau à la flamme d'un châlumeau avant de le remettre sous une autre ruche.  Cette méthode, plus lente que la première, est tout aussi efficace mais ne produit pas d'émanations de produits chimiques.

23:52 Écrit par Jean-Luc Strebelle dans TP : Nettoyage des plateaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/02/2007

Différentes recettes pour nourrrissement

1) le candi
Chauffer jusqu'à la température précise de 118° C, 1 litre d'eau avec 5 Kg de sucre cristallisé et 1 Kg de miel.  La casserole devra être assez haute pour avoir un rebord d'au moins 10 centimètres entre la surface du liquide et celle du bord du récipient.  Il faut avoir à sa disposition une éponge imbibée d'eau.  Si le sirop mousse trop fortement et menace de déborder, passer l'éponge imbibée d'eau sur la paroi interne de la casserole.  Laisser refroidir une heure afin que la température du mélange atteigne environ 80° C (à 15° C près).  Battre la masse énergiquement, avec un batteur (inoxydable) électrique pour lui faire perdre sa transparence. Verser le candi dans des formes appropriées tant qu'il est encore chaud et liquide; froid, il sera dur.

2) le candi malaxé à froid
Mélanger en malaxant bien 4 parts de sucre glace pour 1 part de miel. Le candi doit être homogène et souple.

3) Le sucre en pâte
Préparer tout d'abord un sirop de sucre ou un sirop de miel à 65% environ.  Quand ce sirop est encore chaud, lui ajouter en malaxant bien tout ce qu'il peut absorber de sucre glace (celui qui sert à sucrer les gaufres et les gâteaux).  Un kilo de sirop peut absorber de 5 à 6 kilos de sucre glace.

4) Un sirop stimulant avec compléments protéinés
Délayer 50 gr de pollen en pelotes dans un quart de litre d'eau.  Ajouter un sirop de sucre fait à froid en faisant dissoudre 1 kg de sucre (ou de miel) dans trois quarts de litre d'eau. Après dissolution, mélanger au pollen délayé dans l'eau.  On peut remplacer le pollen, si on n'en a pas, par une égale quantité, soit de farine de soja déshuilée, soit par de la levure de bière sèche.

5) Un sucre en pâte avec compléments protéinés
Une ration type pour une ruche est constituée d’une part de 60 gr de pollen dissout dans 300 gr de sucre et 150 gr d'eau  et d’autre part de 180 gr de farine de soja. Malaxer le tout pour obtenir une galette qui sera placée sur les têtes de cadres.

14:29 Écrit par Jean-Luc Strebelle dans TP : Nourrissement | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |